[N°652] - Individualisation des frais de chauffage

par G.G
Affichages : 16

A l’impossible nul n’est tenu. Un arrêté du 6 septembre 2019 relatif à la détermination individuelle de la quantité de chaleur et de froid et à la répartition des frais de chauffage et de refroidissement, dans les immeubles collectifs à usage d’habitation (JO du 10 septembre 2019) vient…tempérer le décret n° 2019-496 du 22 mai 2019.

Ce décret a eu pour objet de simplifier les règles en matière d’individualisation des frais de chauffage en corrigeant une sur-transposition de la directive européenne relative à l’efficacité énergétique. Il repose sur le principe selon lequel les immeubles collectifs pourvus d’une installation centrale de chauffage doivent, certes, comporter des compteurs individuels qui déterminent la quantité de chaleur utilisé par chaque logement ou local à usage privatif, mais seulement lorsque cela est techniquement possible et si cela n’entraîne pas un coût excessif au regard des économies attendues.

La mise en œuvre pratique de ce principe vient d’être détaillée par cet arrêté. Celui-ci précise les cas pour lesquels il y a impossibilité d’installer des compteurs individuels ou, le cas échéant, des répartiteurs de frais de chauffage pour des raisons techniques ou pour des raisons de rentabilité économique et précise le cadre d’utilisation des méthodes alternatives à ces deux technologies.

[N°652] - Utilisation des boxes à des fins de stockage

par G.G.
Affichages : 11

Voici un arrêté qui intéresse à ce jour les bailleurs sociaux mais qui pourrait trouver à s’appliquer, à échéance de trois ans, aux syndicats de copropriété. Un arrêté du 23 août 2019 (JO du 22 septembre 2019) porte sur une expérimentation de l’autorisation de stockage dans les boxes situés dans les parcs de stationnement des bâtiments collectifs d’habitation et initialement réservés au seul remisage de véhicules.

L’expérimentation a pour but d’autoriser l’utilisation des emplacements boxés, situés dans certains parcs de stationnement des bâtiments d’habitation, à des fins de stockage, en dérogation à l’article 78 de l’arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation.  Cette expérimentation est conduite pendant une durée de trois ans sur tout le territoire métropolitain à compter de la publication de l’arrêté. Les parcs concernés sont les parcs couverts situés à l’intérieur des bâtiments d’habitation, gérés par les bailleurs sociaux et dont la séparation avec le reste de l’immeuble garantit un isolement suffisant pour limiter les effets d’un incendie survenant dans le parc. Au sein des parcs de stationnement, seuls les boxes respectant certaines caractéristiques (localisation, surface, nature des parois, ventilation, absence d’installations électriques) sont concernés par l’expérimentation. La nature des produits appelés à être stockés dans les boxes fait également l’objet d’un encadrement visant à prévenir notamment les incendies.

L’arrêté met en place un mécanisme de visite des boxes à des fins de suivi de l’expérimentation et d’information d’un comité chargé d’apprécier le déroulement de l’expérimentation. En fonction du retour d’expérience, cette expérimentation pourrait modifier la réglementation et clarifier ce qu’il est possible d’effectuer en termes d’usage d’un parc de stationnement.

[N°652] - Aides à la rénovation énergétique : Un dispositif ad hoc attendu pour les copropriétés

par YS
Affichages : 9

La rénovation énergétique des logements figure comme une priorité de l’acte II du quinquennat. Avec environ un quart des émissions de CO2, les bâtiments s’illustrent tristement comme le 2e poste d’émissions de gaz à effet de serre en France, juste après les transports. Il s’agit par conséquent d’un enjeu majeur de l’indispensable transition écologique.

En amont de l’élaboration du projet de loi de finances pour 2020, la politique de rénovation énergétique des bâtiments du gouvernement a été présentée au ministère de la Transition écologique et solidaire, le 24 septembre 2019, sur les nouveaux dispositifs mis en place, dès le 1er janvier 2020.

Le constat est aujourd’hui partagé. Malgré les multiples aides existantes (certificats d’économie d’énergie, aides de l’Agence nationale de l’habitat – ANAH - ou crédit d’impôt pour la transition énergétique - CITE), le rythme actuel des rénovations de logements demeure insuffisant notamment pour les copropriétés. Un des freins à la massification de la rénovation énergétique réside dans l’éparpillement, la complexité et l’instabilité des aides, qui sont attribuées selon des barèmes, des règles d’éligibilité et des modalités différentes. Pour remédier à cette nébuleuse improductive, le gouvernement met en place un plan d’amélioration des aides, pour les rendre plus simples, plus justes et plus efficaces. Rien de moins.

A compter de 2020 une prime unifiée se substituera au CITE et à l’aide de l’ANAH “Habiter mieux agilité”. Avec un montant fixé en euros selon le type de travaux, cette prime (dont le nom reste à trouver) sera d’autant plus élevée que les gestes financés réduisent les émissions de CO2 et que les revenus des ménages sont modestes. Surtout, elle sera versée dès la fin des travaux. Ce nouveau dispositif devrait donc faciliter le passage à l’acte de la rénovation : il n’y aura plus besoin de faire l’avance du montant des travaux, et le reste à charge devrait être moindre. Toujours dans un souci de simplification, il sera possible d’obtenir cette aide directement en ligne à partir d’une plateforme nationale gérée par l’ANAH.

Toutefois, compte tenu de la lourdeur de cette réforme, un dispositif en deux temps est prévu. Dès 2020, cette prime unique sera réservée exclusivement aux ménages modestes et très modestes (selon les barèmes de l’ANAH), puis en 2021 pour tous les ménages éligibles. En 2020, la prime unifiée sera versée transitoirement sous forme de crédit d’impôt pour les ménages aux revenus supérieurs à la moyenne. A noter que les ménages avec des ressources plus importantes ne seront plus éligibles à la prime, mais pourront continuer à bénéficier des aides versées par les entreprises qui vendent de l’énergie (CEE).

S’agissant des aides consacrées aux copropriétés, jugées imparfaites par le gouvernement, notamment l’éco-PTZ collectif, un dispositif ad hoc devrait être élaboré en 2021 dans le sillage de la réforme de la copropriété par ordonnances.

En parallèle, pour que le nouveau dispositif mis en place puisse prendre son envol, une réforme du signe de qualité «Reconnu Grenelle de l’Environnement» (RGE) devrait bientôt voir le jour, avec notamment une vigilance accrue auprès des entreprises fraudeuses. Vous savez, celles qui trompent leurs clients en se prétendant RGE alors qu’elles ne le sont pas.

La mise en place d’un observatoire de la rénovation énergétique pour mieux évaluer l’efficacité de ces aides devrait également aider à la réussite de cette réforme.

[N°652] - L’immobilier en Ile-de-France : Hausse des prix soutenue

par YS
Affichages : 14

Selon l’indice Notaires-INSEE, le prix des appartements anciens en Ile-de-France affiche, à la fin du deuxième trimestre 2019, une hausse de 4,9 % sur un an.

Le prix au m² ressort à 9 890 € dans Paris au 30 juin, en hausse annuelle de 6,3 %. Il approche 14 000 € dans le 6è arrondissement et dépasse 12 000 € dans 5 arrondissements.

Selon les indicateurs avancés des Notaires du Grand Paris, fondés sur les avant-contrats, la hausse des prix se prolongera cet automne, avec même une petite accélération.

Sans surprise, la part des catégories socioprofessionnelles les plus aisées (artisans, chefs d’entreprises, cadres et professions intermédiaires) ne cesse d’augmenter dans Paris dans le total des acquéreurs (73 % en 2018 contre 60 % en 1998).

Pour connaître le prix des appartements en Ile-de-France par commune : http://paris.notaires.fr/fr/carte-des-prix

(source : Notaires-INSEE)

[N°652] - Vrai/Faux, la chronique fiscale de Sophie

par Sophie MICHELIN-MAZÉRAN - Journaliste juridique
Affichages : 10

Donner un bien en nue-propriété relève du nouvel abus de droit fiscal.

 Faux 

À lire

[N°652] - Vrai/Faux, la chronique fiscale de Sophie

par Sophie MICHELIN-MAZÉRAN - Journaliste juridique
Affichages : 9

Le régime de l’éco-PTZ individuel est devenu plus attractif.

 Vrai 

À lire

[N°652] - Vis ma vie de gestionnaire de copro. : l’étiquette de boîte aux lettres

par Gilles Frémont, directeur copropriété / président ANGC
Affichages : 13

Chronique assurée et rédigée par l’Association nationale des gestionnaires de copropriété

À lire

[N°652] - Entretien avec Alain Papadopoulos, secrétaire général de l’association QualiSR Syndic Prévention Redressement

par YS
Affichages : 11

«Accélérer le rythme des certifications»

L’association QualiSR Syndic Prévention Redressement, association loi de 1901 créée en mars 2015, a pour objet de certifier les syndics ayant des compétences particulières pour le redressement de copropriétés fragilisées ou en difficulté.
Si l’initiative de ce projet est à mettre au crédit de l’ARC (association des responsables de copropriété), QualiSR regroupe aujourd’hui de multiples opérateurs à la fois publics et privés.
L’UNIS avait compté parmi ses premiers soutiens et récemment, l’association a été rejointe par la FNAIM.

Alain Papadopoulos, secrétaire général de l’association, répond à nos questions.

À lire