Copropriété : l'autogestion

par Gilles Frémont , Chronique assurée et rédigée par l’Association nationale des gestionnaires de copropriété
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"Lprécipitation est presque toujours suivi du repentir".

Assis à mon bureau, je les regarde rentrer dans la salle, ces jeunes couples novices, fraîchement propriétaires, sûrs d’eux-mêmes et décidés à vouloir changer le monde. Une copropriété est le reflet de la société ; il y a toujours un meneur, des seconds et une masse, des gentils et des méchants. Les rapports de force et les jeux de pouvoirs se créent naturellement, des clans se forment, des têtes émergent et d’autres tombent. L’immeuble est un microcosme, et au milieu du village, le paratonnerre, le syndic.
L’assemblée générale démarre, l’ordre du jour est assez banal, seule une question détonne : nomination d’un syndic bénévole.

Tiens, quelle drôle d’idée ?

Article paru dans les Informations Rapides de la Copropriété numéro 661 de septembre 2020

À lire

ANGC : sondage Exclusif sur le métier de gestionnaire de copropriété

par ANGC
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EXCLUSIF

Près de la moitié des gestionnaires est issue d'une reconversion professionnelle

L’Association nationale des gestionnaires de copropriété (ANGC), créée en 2017, a pour mission de Sondage ANGCpromouvoir et de représenter les intérêts des métiers de gestionnaires, comptables et assistant(e)s de copropriété.

Afin de mieux connaître les professionnels qu’elle représente, l’association a lancé un sondage national pour appréhender le profil et les attentes des gestionnaires de copropriété.

Article paru dans les Informations Rapides de la Copropriété numéro 661 de septembre 2020

À lire

[N°660] L'incendie

par Marieke de Daran, chronique assurée et rédigée par l’Association nationale des gestionnaires de copropriété
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Mardi, 21 h, l’assemblée générale s’achève sous de timides applaudissements.
Les copropriétaires sortent le champagne pour fêter la fin de gros travaux. C’est bon quand ça s’arrête.
Séquence cocktail mondain : on se fait des compliments, on se dit merci. On apprécie cet instant de grâce. Mais je suis claquée. J’ai hâte de rentrer chez moi pour un bon dîner, écroulée dans mon canapé.
Sur le chemin du retour, j’aperçois des gyrophares qui balayent la nuit. Police, pompiers, véhicules “Urgence Gaz”. Que se passe-t-il encore ? J’espère qu’il n’y a rien de grave mais plus je m’approche, plus je me dis que c’est pour ma pomme.

Oui, le gestionnaire a une sorte de sixième sens. Un pompier range son matériel, je me gare, bingo : c’est un de mes immeubles !

À lire

[N°657-658] - La pipe du WC

par Gilles Frémont , Chronique assurée et rédigée par l’Association nationale des gestionnaires de copropriété
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La vie de gestionnaire de copropriété est passionnante, rocambolesque et truffée d’histoires vraies.Laissez-moi vous compter celle-ci, avec recul et nulle rancœur.

À lire

[N°659] - Lettre du grand confinement

par Gilles Frémont , Chronique assurée et rédigée par l’Association nationale des gestionnaires de copropriété
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Voilà bientôt deux mois que je ne suis pas sorti de chez moi et j’avoue m’être quelque peu habitué à cette nouvelle vie.

Mon jardin est beau, on fait des parties de football avec les enfants après le goûter.

Je travaille doucement mais sûrement, le nombre des mèls a fondu du jour au lendemain et se sont recentrés sur l’essentiel : on traite les urgences et l’administratif depuis la tablette.

Je téléphone à mes présidents de conseils syndicaux exilés en Normandie, à l’île-de-Ré ou à Cassis.

À lire

[N°656] - Les poubelles du restaurant

par Gilles Frémont, directeur copropriété / Président ANGC
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Quand mes amis me demandent ce que je fais comme travail, les réflexions vont toujours bon train.

«Quel syndic ? FO ou CFDT ?» pour les plus militants et les moins érudits ; ou bien, «Tu n’aurais pas un studio à vendre côté rive gauche ?» pour les généralistes qui pensent encore que je suis agent immobilier ; ou bien encore, «Ah, c’est toi qui t’occupes des poubelles ?», l’air espiègle et un brin hautin de ceux qui ont de vagues compétences.

Passons sur les fables, fantasmes et autres mythes. À ces amis, je réponds toujours avec contenance que oui, c’est bien moi, le syndic, et je m’occupe aussi des poubelles.

Alors, pour capter l’attention de mon auditoire et enfoncer le clou avec élégance, je leur raconte justement mes histoires, mes histoires de poubelles, avec grandiloquence.

À lire

[N°655] - La belle affaire

par Gilles Frémont, directeur copropriété / Président ANGC
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Les dîners du samedi soir sont l’occasion pour les amis de parler de leur appartement, donc de leur immeuble, et donc de leur syndic. «Comment il est, toi, ton syndic ?». «Ah, le mien est vraiment super, disponible et réactif !».

Mes immeubles ne rentrent que par le bouche-à-oreille, sans intermédiaire payant, et lorsque l’ami de mon copropriétaire m’appelle le lundi matin pour savoir si je serais éventuellement intéressé pour gérer sa résidence, je le remercie vivement de son intérêt puis, je lui pose quelques questions : combien de lots ? Quels équipements ? Des projets de travaux ? Des procédures ? Des compteurs d’eau ? Des réunions le soir ?

Mon prix commence à se dessiner.

À lire

[N°654] - l’expertise judiciaire

par Gilles Frémont, directeur copropriété / Président ANGC
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L'histoire démarre toujours par une petite fuite, une tache d’humidité insignifiante comme on en voit tous les jours.

Puis les choses déraillent, la fuite grossit et nous glisse entre les doigts, les esprits s’emballent et un jour, le terrifiant huissier de justice vient frapper à la porte pour vous délivrer un message implacable : assignation en référé en vue de la désignation d’un expert judiciaire.

Premier réflexe, je scanne le document et je l’envoie à mon avocat ; deuxième réflexe, j’informe le conseil syndical ; troisième réflexe, je fais ma facture.

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[N°653] la date d’AG

par Marieke de Daran, avec le concours de Gilles Frémont
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Un matin de mai, installée tranquillement à mon bureau un bon thé au jasmin à la main, je mets la dernière patte à une convocation d’assemblée générale qui doit partir le jour même. La saison bat son plein, les plis recommandés partent à la chaîne.

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[N°652] L'étiquette de boîte aux lettres

par Gilles Frémont, directeur copropriété / président ANGC
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Tout commence par un courriel anodin : «Monsieur le syndic, je viens d’acheter mon appartement et j’emménage demain ; je vous remercie de bien vouloir mettre une étiquette de boîte aux lettres à mon nom et celui de ma femme. Cordialement».

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