La surélévation des copropriétés
Ajouter un ou plusieurs étages à un immeuble existant afin de créer de nouveaux logements est une possibilité de valorisation. Cette pratique se développe dans de nombreuses villes car elle permet d’augmenter l’offre de logements tout en générant des ressources financières pour la copropriété. Le coût d’une surélévation est généralement plus élevé qu’une construction classique car il faut adapter la nouvelle structure au bâtiment existant et parfois renforcer les fondations ou les planchers. En France, le prix se situe en moyenne entre 2 000 et 4 000 € par m², selon la complexité technique. Dans de nombreux projets, la copropriété vend le «droit à construire» à un promoteur. Le produit de cette vente peut ensuite financer des travaux dans l’immeuble : rénovation énergétique, ravalement de façade, isolation ou modernisation des parties communes. La surélévation doit être adoptée en assemblée générale à la majorité des membres du syndicat représentant au moins les deux tiers des voix (majorité dite de l’article 26). Et il faut être en conformité avec le plan local d’urbanisme. Les copropriétaires du dernier étage disposent par ailleurs d’un droit de priorité pour acquérir les logements créés ou le droit de surélever. De plus, ces opérations restent complexes : elles nécessitent des études techniques, un accord collectif et une bonne concertation entre copropriétaires.
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