La végétalisation des toitures
La végétalisation des toitures d’immeubles se développe de plus en plus dans les villes, portée par les enjeux environnementaux et l’adaptation au changement climatique. Ce type d’aménagement consiste à recouvrir les toits d’un substrat et de végétation, créant ainsi de véritables espaces verts en hauteur. Les toitures végétalisées améliorent l’isolation thermique des bâtiments. Elles contribuent également à limiter les îlots de chaleur urbains, un phénomène de plus en plus marqué dans les grandes agglomérations. Par ailleurs, elles favorisent la biodiversité en offrant un habitat à certaines espèces végétales et animales, tout en permettant une meilleure gestion des eaux pluviales grâce à l’absorption d’une partie des précipitations. Dans ce cas, la valorisation n’est pas financière mais elle permet un meilleur confort de vie et contribue aux espaces naturels.
Enfin, dans certains cas, elles peuvent même être exploitées et louées à des agriculteurs ou des apiculteurs. Les exemples sont rares mais on peut cependant citer La ferme urbaine Ma Salade à Toit, à Noisy-le-Grand : un projet d’agriculture urbaine installé sur la toiture du centre commercial des Arcades, dans le quartier du Mont-d’Est. Ce potager perché d’environ 5 000 m² vise à transformer une dalle bétonnée en espace productif et pédagogique, dédié à la culture de fruits et légumes selon des pratiques écologiques. Cependant, la végétalisation des toits présente aussi quelques contraintes. Tous les bâtiments ne peuvent pas supporter le poids supplémentaire du substrat, de l’eau et des plantations. Il est souvent nécessaire de vérifier ou de renforcer la structure du bâtiment avant toute installation. L’entretien doit également être prévu, même si certaines toitures dites «extensives» nécessitent peu d’interventions. De plus, cela peut être coûteux : entre 60 à 300 euros par m2.


