Quid des actions collectives à mener ?
Obligatoire tous les ans pour les chaudières à combustion, l’entretien régulier du système de chauffage diminue de 5 % en moyenne la consommation d’énergie. Faire vérifier régulièrement l’efficacité de la combustion par un professionnel permet en effet d’obtenir un rendement maximal de l’installation.
Par ailleurs, au fil du temps, le circuit de chauffage hydraulique sur une installation collective finit par s’encrasser. La tuyauterie va en effet s’oxyder et former des boues avec les sels minéraux contenus dans l’eau du circuit, nuisant ainsi à la circulation et à la diffusion de chaleur dans le réseau. Un préjudice qui peut représenter jusqu’à 40 % de la performance de chauffage optimale ! D’où l’intérêt de faire régulièrement désembouer le circuit de chauffage. Cette action corrective doit impérativement être menée par un professionnel, car les risques de fuites ne sont pas nulles suivant l’état des canalisations.
Enfin, de manière générale, il convient d’isoler l’ensemble des tuyaux d’eau chaude avec des matériaux calorifuges. Leur isolation doit être de classe 2, ce qui signifie que l’épaisseur de l’isolant doit être au moins égale à la moitié du diamètre extérieur du tuyau. Ce calorifugeage peut se faire par bandes isolantes enroulées, par des manchons ou des coquilles souples en mousse ou en fibres minérales. Des isolants à base de laine de mouton ou de chanvre, plus écologiques, peuvent également être utilisés. Attention, cependant : dans tous les cas, le matériau doit résister à l’humidité et être appliqué sur des canalisations propres.


