Trier les biodéchets n’est pas simple en copropriété et rares sont les immeubles qui se sont lancés dans l’aventure. Lever les freins peut nécessiter l’intervention d’un professionnel.
Trier les déchets organiques comme les épluchures, le pain ou les fleurs fanées pour les composter devrait progressivement devenir la norme partout, y compris en copropriété. Le but est de valoriser ces déchets pour les transformer en biogaz ou en engrais et réduire ainsi la quantité envoyée en incinération ou en enfouissement. Selon les termes fixés par la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, tous les ménages doivent trier leurs déchets organiques qu’ils habitent en logement individuel ou en immeuble collectif depuis le 1er janvier 2024. L’ADEME (Agence de la transition énergétique) estime que cela représente un tiers des ordures ménagères et environ 83 kilogrammes par an et par habitant. Mais attention, si le tri des biodéchets est obligatoire pour tous les ménages, le compostage ne l’est pas : il ne faut pas confondre les deux. C’est à la collectivité d’organiser la collecte des biodéchets et de les composter. Pour autant, les copropriétés peuvent le faire sur la base du volontariat en proposant aux habitants de trier leurs déchets et de composter sur place. «C’est cependant extrêmement rare en copropriété nous en avons mis très peu en place et les copropriétés ont bien d’autres préoccupations», précise Pierre Taboni, président du Cabinet Taboni à Nice.


