[N°626] - Reprise confirmée

par Guilhem GIL
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Selon une communication présentée par la FNAIM le 3 février 2017, l’année 2016 a vu se confirmer la reprise amorcée l’année précédente. Dans tous les secteurs l’activité est à la hausse.  Le nombre de transactions dans l’existant a continué à progresser, pour atteindre 844 000 sur douze mois fin novembre et probablement frôler 850 000 sur l’ensemble de l’année 2016. Cette remontée du niveau des transactions est à relativiser car cette phase de rattrapage, provoquée par la stabilisation des prix, semble s’achever, comme le montre le ralentissement de la progression au second semestre 2016. En outre, l’effet bénéfique de l’assouplissement des conditions d’éligibilité au PTZ pour l’acquisition de logements anciens avec travaux ne jouera plus en 2017.  La hausse de l’activité touche également tous les segments du marché des logements neufs : les ventes des promoteurs, portées notamment par la demande des investisseurs, progressent fortement (+17 %), de même que les ventes de maisons individuelles (+18 %), et la construction de logements locatifs sociaux se maintient à un haut niveau.
Ces évolutions se traduisent par une augmentation sensible des mises en chantier, dont le nombre devrait dépasser 380 000 en fin d’année. Selon les auteurs de cette communication, le contexte économique incite à un optimisme modéré. Sur les marchés locatifs, la détente se confirme. Les loyers de relocation évoluent à un rythme à peine supérieur au taux d’inflation (0,7 % contre 0,6 %), l’indice de référence des loyers est pratiquement stable (0,2 % sur un an) et rien n’indique que cette tendance à la stabilité doive s’interrompre en 2017. Cette détente, confirmée par les observations des professionnels, s’observe sur la plupart des marchés mais cette tendance générale doit être modulée selon les territoires. Si l’activité progresse sur la majeure partie de la France, certaines zones font exception : il s’agit pour l’essentiel de départements ruraux. Des disparités de prix considérables existent en fonction du degré d’urbanisation, mais aussi entre des villes d’importance comparable. L’éventail des loyers s’étage selon un ordre semblable à celui des prix, mais avec des écarts bien moins importants. De ce fait, les conditions du choix du statut d’occupation diffèrent fortement selon la localisation. Dans les marchés les moins tendus, il est souvent possible de financer une acquisition moyennant une mensualité de remboursement inférieure au loyer d’un logement équivalent, alors que dans les zones les plus chères, l’accession à la propriété n’est possible sur place que pour une petite minorité de locataires. Cette dichotomie se vérifie notamment avec la distribution du PTZ dans l’ancien, qui connaît un succès certain en zone C, mais n’est guère utilisé dans les marchés plus tendus.