[N°624] - Syndics : des honoraires à la hausse

par YS
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Syneval, courtier de syndics, vient de réaliser une étude sur les grilles d’honoraires de 92 cabinets de syndics pour 2017. Cette étude prend en compte également les tarifs annexes. L’étude porte sur un échantillon de près de 15 000 copropriétés. En voici les principaux enseignements :
Le montant minimal facturé par un syndic à une copropriété, quelle que soit sa taille, a fortement augmenté. Paris est la zone la plus impactée : en juin 2015, le forfait minimum s’élevait en moyenne à 3 000 € ; 18 mois plus tard, il s’élève à 3 700 € soit une hausse de 23 %.

Lyon demeure relativement épargnée avec un forfait minimum s’élevant en moyenne à 2 000 €.

En fonction des villes, deux-tiers des prestations imputables à la copropriété sont facturées au coût horaire. Autant ce mode de facturation paraît nécessaire pour certaines prestations (modification du règlement de copropriété, suivi d’un dossier contentieux...), autant ce n’est pas le cas sur d’autres (déplacement sur les lieux d’un sinistre, mise en place d’un protocole d’accord...). La facturation au coût horaire ne permet pas à la copropriété de bénéficier d’une visibilité sur le montant réellement facturé, ce dernier dépendant du nombre d’heures que le syndic consacrera à la réalisation de cette prestation.

Parmi les prestations facturables au copropriétaire concerné, l’état daté cristallise le plus l’attention des copropriétaires. Leur montant moyen facturé s’élève à 462 € à Paris, 424 € dans le reste de l’Ile-de-France et 361 € à Lyon.
Les montants prévus au titre de l’immatriculation initiale du syndicat diffèrent très fortement d’un syndic à l’autre. A Paris, les tarifs s’échelonnent de 60 € à 1 800 € !

«Il était acté que la loi ALUR avait eu pour conséquence d’entraîner une forte hausse des honoraires de base (entre 10 et 15 % en moyenne) mais on constate dorénavant que les tarifications annexes suivent la même tendance, certaines augmentant très sensiblement au cours des 18 derniers mois», conclut Rachid Laaraj, directeur de Syneval.